Tomographie par émission de positons

Sciences

La tomographie par émission de positons (TEP) est une technique d’imagerie médicale très pointue. En anglais, les médecins l’appellent couramment le PET scan. D’abord, elle permet d’évaluer le fonctionnement précis des tissus corporels. Par exemple, elle analyse parfaitement l’activité du cerveau humain. En effet, cet examen utilise un composé radioactif spécifique. Ce produit liquide s’appelle un traceur. Ainsi, cette analyse détecte très souvent une maladie précocement. Par conséquent, elle révèle le problème bien avant d’autres tests d’imagerie classiques.

Le fonctionnement du traceur radioactif

Lors de l’examen, le patient reçoit ce fameux traceur médical. Selon l’organe étudié, le praticien l’injecte, le fait avaler ou l’inhaler. Ensuite, ce composé circule et s’accumule dans certaines zones du corps. En réalité, il cible activement les tissus présentant une forte activité chimique. Or, ces zones hyperactives correspondent très souvent aux tissus malades. De ce fait, sur le scanner, ces régions pathologiques apparaissent comme des points très lumineux.

Les maladies ciblées et les examens combinés

De toute évidence, la tomographie par émission de positons s’avère extrêmement utile en clinique. Elle aide à évaluer de très nombreuses pathologies complexes.

  • Premièrement, elle détecte efficacement différents types de cancers.
  • Deuxièmement, elle évalue la gravité de multiples maladies cardiaques.
  • Troisièmement, elle révèle de nombreux troubles cérébraux sévères.

Par ailleurs, les images TEP fournissent des informations physiologiques totalement inédites. Ces précieuses données diffèrent grandement d’une imagerie par résonance magnétique (IRM) ou d’un simple scanner. De plus, les médecins combinent souvent la TEP avec la tomographie informatisée (CT). Finalement, un scan combiné (CT-TEP) permet de diagnostiquer la maladie beaucoup plus précisément pour soigner le patient.

La TEP et la détection de la maladie d’Alzheimer

Pour étudier la maladie d’Alzheimer, les spécialistes utilisent une technique particulière. D’abord, ils injectent un traceur très spécifique, comme le 11C-PIB. Dans le cerveau, ce produit colore spécifiquement en rouge les plaques amyloïdes.

Cependant, la présence de ces plaques ne déclenche pas toujours la maladie. En effet, une étude clinique révèle un fait particulièrement étonnant. Un quart des personnes saines possèdent de nombreuses plaques amyloïdes. Pourtant, elles vivent très normalement avant de voir apparaître les tout premiers symptômes. De surcroît, des mécanismes de compensation protègent efficacement leurs neurones. La réserve cognitive annule ainsi les effets toxiques de ces plaques pathologiques.

L’utilisation du fluorodésoxyglucose (FDG)

Enfin, les neurologues couplent fréquemment l’imagerie avec le fluorodésoxyglucose (FDG). Le FDG représente simplement une version radioactive du glucose naturel. En réalité, cette méthode mesure la quantité de sucre consommée par les neurones. Une fois injecté, le sang transporte rapidement le FDG jusqu’au cerveau. Ensuite, le produit se transforme et émet de nombreux positons. Ainsi, il marque les structures cérébrales utilisant le plus d’énergie au moment de l’examen. En conclusion, le cerveau humain demeure le principal utilisateur de glucose du corps.

Légende : tomographie par émission de positons chez un sujet sain. Le rouge indique une activité normale.

Légende: TEP chez un patient souffrant de la maladie d’Alzheimer. Les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ont une baisse de la consommation de glucose dans les structures (hippocampe) du lobe temporale impliquées notamment dans la mémoire (1). Cette faible activité cellulaire se caractérise par une prédominance de la couleur verte et jaune. La TEP couplée au FDG permettrait selon certaines études de détecter précocement les personnes saines qui souffriraient par la suite d’un déficit cognitif léger.

Source: Lameka K, Farwell MD, Ichise M. Positron Emission Tomography. Handb Clin Neurol. 2016;135:209-227. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27432667/